Droits de l’homme Complot contre la sûreté de l’Etat / Préoccupée par l’Etat de santé du Capitaine Adjinon

ACAT-TOGO sollicite, via une pétition, l’indulgence du Chef de l’Etat pour son évacuation sanitaire

Publié le mardi 29 janvier 2013, par

Suite au procès dans le cadre du complot contre la sureté de l’Etat de 2009, le capitaine Lambert Adjinon, incarcéré depuis lors à la prison civile de Lomé souffrirait d’une tumeur à l’oreille et qui évoluerait vers un cancer. L’Association des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-TOGO), dans une pétition signée le 10 décembre 2012 et envoyée au Président de la République le 23 janvier 2013, prie ce dernier « de sauver le capitaine Adjinon des griffes de la mort »

En effet, pour jouer sa partition dans le cadre du secours à apporter au capitaine Adjinon, l’ACAT-Togo, qui se dit « vivement préoccupée par l’état de santé » du condamné, a envoyé une pétition au chef de l’Etat pour l’interpeler sur le danger que court l’ex officier des Forces Armées Togolaises.

Dans ladite pétition signée des mains du Secrétaire général de l’ACAT-Togo, Pierre Claver Dekpo, cette organisation de défense des droits de l’homme, rappelle au Président de la République que M. Adjinon fait l’objet d’une tumeur à l’oreille évoluant vers un cancer. Selon l’ACAT-Togo, « les médecins et les spécialistes de santé qui l’ont examiné, ont recommandé que son cas soit traité avec diligence à l’étranger ».L’association se sent indignée du fait que malgré les recommandations de la 49e session du Comité contre la torture où son cas a été traité, lors de l’examen du Togo, le capitaine soit toujours souffrant et continue de croupir à la prison civile de Lomé, nonobstant les promesses des autorités togolaises pour son évacuation.

C’est pour mettre fin à ce calvaire vécu par le capitaine, que la famille de l’intéressé, appuyée par l’ACAT-Togo, ont eu recours à l’indulgence du Chef de l’Etat. Pour étayer son argumentation, l’ACAT-Togo a fait référence à l’article 58 de notre loi fondamentale qui stipule que le Chef de l’Etat est le garant du respect de la constitution et qu’à ce titre il a l’impérieux devoir « de sauver Lambert Adjinon des griffes de la mort ». Les signataires de la pétition rappellent à Faure Gnassingbé que « le Togo ne doit laisser mourir aucun de ses fils quelles que soient ses erreurs ». La pétition est ensuite revenue sur l’article 13 de la constitution selon lequel : « l’Etat a l’obligation de garantir l’intégrité physique et morale, la vie et la sécurité de toute personne vivant sur le territoire national, nul ne peut être arbitrairement privé ni de sa liberté ni de sa vie ».

Pour un aboutissement heureux de la lutte que mène Lambert Adjinon contre la mort, l’ACAT-Togo dit compter sur l’engagement du Chef de l’Etat dans la promotion des droits de l’homme dans le pays.

Kiwi AMEGAH-WOVOE